Vous êtes assu­jetti à l’impôt de soli­da­rité sur la for­tune (ISF) ? Vous devez décla­rer la valeur de rachat des contrats d’assurance aux­quels vous avez sous­crit. Car les pro­fits réa­li­sés dans le cadre d’un contrat d’assurance vie sont impo­sables à l’impôt sur le revenu, dans la caté­go­rie des reve­nus immo­bi­liers. Tou­te­fois, pour cer­tains contrats d’assurance vie, il existe des pos­si­bi­li­tés d’exonération partielle.

Les contrats « à bonus de fidélité »

Ces contrats d’assurance vie pré­sentent de nom­breux avan­tages, dont une exo­né­ra­tion par­tielle à l’ISF. Ils pos­sèdent deux par­ties : l’une qui contient les primes ver­sées, l’autre dans laquelle les inté­rêts et les pro­duits finan­ciers se capi­ta­lisent. Cette seconde poche, appe­lée « prime de fidé­lité » est blo­quée jusqu’au terme de votre contrat. C’est-à-dire que les sommes pla­cées ne sont pas prises en compte dans la valeur du contrat à décla­rer à l’ISF.

L’assurance vie des expatriés

Le contrat d’assurance vie est consi­déré comme un pla­ce­ment finan­cier non-imposable pour les non-résidents, c’est-à-dire pour les per­sonnes de natio­na­lité fran­çaise vivant à l’étranger pour une durée limi­tée. Cette mesure étant valable aussi long­temps qu’ils résident fis­ca­le­ment à l’étranger. Tou­te­fois, la valeur de rachat du contrat d’assurance vie pour­rait entrer dans l’assiette de taxa­tion de l’ISF de l’état de rési­dence fis­cale. Si vous êtes dans ce cas, reportez-vous aux règles appli­cables dans votre pays de résidence.

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Il existe des situa­tions dans les­quelles vous pou­vez béné­fi­cier d’une réduc­tion d’impôts lors de la sous­crip­tion d’un contrat d’assurance vie. Notam­ment si vous sous­cri­vez un contrat d’assurance vie au pro­fit d’une per­sonne han­di­ca­pée. Atten­tion : cette réduc­tion s’applique seule­ment aux contrats « rente-survie » et « épargne-handicap ».

Le contrat « rente-survie »

Il garan­tit le ver­se­ment, en cas de décès, d’un capi­tal à une per­sonne dite inva­lide, qui ne peut sub­ve­nir seule à ses besoins et qui ne peut tra­vailler « dans des condi­tions nor­males de ren­ta­bi­lité ». Cette per­sonne peut être un enfant han­di­capé, un parent de ligne directe ou col­la­té­rale jusqu’au 3e degré de l’assuré (frère, sœur, nièce, neveu, oncle, tante…) ou toute autre per­sonne à charge.

Le contrat « épargne-handicap »

Il pré­voit le ver­se­ment d’un capi­tal ou d’une rente via­gère à l’assuré atteint d’une infir­mité au moment de la signa­ture du contrat. Ici aussi, cette inva­li­dité doit l’empêcher de se livrer à une acti­vité pro­fes­sion­nelle « dans des condi­tions nor­males de ren­ta­bi­lité ». Atten­tion : le contrat doit être conclut pour six ans mini­mum, sous peine de rendre la déduc­tion fis­cale à l’administration fiscale.

Le mon­tant de la réduc­tion d’impôt

Pour ces deux contrats, le mon­tant de la défis­ca­li­sa­tion s’élève à 25 % de la tota­lité des ver­se­ments. La coti­sa­tion rete­nue est tou­te­fois pla­fon­née à 1525 € par an et par année fis­cale, plus 300 € par enfant à charge (ou de 150 € par enfant si la garde est alter­née). Soit une réduc­tion d’impôts maxi­male de 381,25 €, plus 75 € par enfant à charge.